Penché sur ces lettres je commence à écrire, écrire car j'en est besoin, pour survivre, car tant de pensées désordonnées obscurcissent mes pensées depuis quelques jours.
A force de trouver la raison l'on se perd dans sa déraison.
Tout ceci est-il réel? Suis-je celui que je montre? Y a t-il un sens? Y a t-il un après? Tout ceci est-il réel?
Toutes ces questions qui, une fois posées sur le papier, s'en vont, disparaissent, laisse place à un vide jouissif, éphémère mais si délicieux, comme un parfum d'exquis d'infini.
Alors je prend la plume, et je retranscrit ce que je sais, ce que je crois. Mais est-ce vraiment moi qui écrit? Suis-je ces mots? Se pourrait-il que ces pensées soit dictées? Je ne sais plus trop, mais je ne peux m'en extraire. Écrire, je me sens obligé, et peu importe de qui ou quoi viennent les mots. Et pourtant je n'arrive à me sortir cette idée, et si tout cela n'était pas moi?
Vie virtuelle contre vie réelle, l'un substitut de l'autre, souvent contraire mais complémentaire. Se mentir pour plaire, faire semblant. Est-ce la mon but? Trouver dans ces textes un exutoire, un refuge de celui que je voudrais être. Du même au pareil, les personnalités s'entremêlent. Recommencer à zéro sur un coup de tête, en utilisant cette prose, se sentir bien.
Il me semble écrire ce texte pour le plaisir de se prendre la tête, car j'ai envie de retranscrire ce qui me semble être un sentiment universel, mais peut-être est-ce uniquement le mien, peut-être que tout est inventé, que ce tout qui forme ces mots est ce qui me constitue.
L'écriture vient de notre antre, de notre sang, et on ne sait pas ce qu'il y a au fond. La peur de voir ce qui va ressortir sur le papier. La peur de découvrir quelqu'un que je ne veux pas être. Un étranger, son étranger. Enfoui mais expulsé, rejeté, méprisé, caché.
J'écris et me li à la fois, cherche à savoir de qui il s'agit, qui prend l'avantage. A la recherche de l'inconnu. Mais je continu, pour explorer cette faille, ce désir hardant de décrire.
Peu importe de quoi et de qui il s'agit, ce sont des vérités, des sentiments, des thèses.
S'y perdre ça m'arrivera surement, je serais peut-être aspirer par cet autre, par des rêves étouffés. Le risque en vaut la chandelle.
Ces mots m'emportent dans un autre monde, la où se perdent les croyances, où se croisent les influences, où celui qui pense trop fort prend la passe sur celui qui écrit.
Ce monde où je ne peux vivre mais que j'aime à visiter, pour pondre tout ces textes, sur moi, lui, vous.
L'écriture recherche de soi, de la vérité, y croire je ne sais pas, mais je suis la, et je ne peux le nier.